Applications de proteodies pour le maraîchage

La Génodique est une nouvelle discipline scientifique qui rend compte de processus de nature ondulatoire dans les organisations du vivant, avec lesquels il est possible d'interagir. Après 20 années de recherches pour caractériser les effets de la Génodique sur les plantes, la société Genodics a developpé differentes applications pour le maraîchage.

Cette technique présente un intérêt manifeste pour la prévention de maladies, en particulier de celles sans solution, ou bien en complément de traitements usuels pour sécuriser leur utilisation. L'accompagnement des cultures, en fonction de leur stade de développement, nous permet d'optimiser les rendements ainsi que d'améliorer des caractéristiques qualitatives telles que le goût ou le potentiel de conservation, notamment dans des conditions climatiques difficiles (chaleur, sécheresse, froid, fortes variations de température, ensoleillement insuffisant...).

Culture de tomates

Sur tomates, nos applications couvrent l'ensemble des stades de développement de la plante : de l'amélioration de la croissance des plantules à celle de la fructification, aussi bien du point de vue qualitatif (goût, taux de sucre, conservation, texture) que quantitatif. Nous favorisons la résistance aux stress climatiques (chaleur, froid ou sécheresse) avec une optimisation du rendement. En prévention sur le BOTRYTIS, nous arrivons à réduire d'un facteur 3 à 4 la mortalité des plants et d'un facteur 2 l'expression sur l'ensemble des pieds. En cultures hors-sol de tomates, nous avons pu évaluer l'efficacité des diffusions pour la prévention de BOTRYTIS, à partir de la mesure d'un gradient d'effet dans une serre de 10 000 m² en fonction de la distance au diffuseur : le graphique ci-dessus montre l'évolution de la mortalité par BOTRYTIS, qui passe de 2,8 % dans la zone proche du diffuseur à 5,1 % dans la zone intermédiaire et à 10,5 % dans la zone la plus éloignée.

Cultures de concombres

A la plantation, nous favorisons la qualité de l'enracinement des jeunes plants, ce qui aboutit à une croissance plus rapide, un avancement de la floraison, et des plants plus robustes, ceci notamment sur les premières cultures de janvier-février où l'ensoleillement peut être insuffisant. En aidant les plants à mieux résister aux variations de température jour/nuit, il est possible de conduire des serres avec des températures de chauffage diminuées, tout en conservant le rendement attendu. À contrario, nous pouvons aider les plants à mieux résister aux fortes chaleurs estivales : ce graphique montre l'évolution de la production journalière d'un ensemble de serres avec diffusions (courbe verte), en comparaison à un autre ensemble sans diffusion (courbe rouge) de juin à octobre. Les serres avec diffusions se caractérisent par un temps de productions plus long, des phases de productions plus régulières conduisant à un rendement amélioré de 10 à 20 %. Des applications sur la prévention de DIDYMELLA et du FORC sont en cours de développement, avec des résultats déjà très intéressants.

Culture de courgettes

Chez un producteur de courgettes en Provence, le virus mosaïque WMV2 est endémique : son expression est continue pendant toute l'année. Une première application, en 2006, ayant démontré la capacité de la Génodique à contenir l’expression de ce virus, ce producteur a progressivement étendu leur usage à l’ensemble de son exploitation sous serres tunnels et chapelle, et en plein champ, sur près de 7 hectares. Depuis quatre ans, malgré une pression constante du WMV2 sur des variétés cultivées sensibles à cette maladie, les plants ont produit des fruits sans symptômes et qui ont pu être commercialisés tout au long de l’année. De bons résultats ont également été obtenus sur la prévention de l'OÏDIUM, tout en minimisant les quantités de souffre utilisées.

Forçage d'endives

L'accompagnement du forçage d'endives avec la Génodique permet de prévenir la pourriture du collet ainsi que la bactériose dûe à ERWINIA. Plusieurs comparaisons ont été faites entre des lots d'endives ayant reçu des durées de diffusion de 0 à 3 semaines. L'analyse des chiffres de production montre une corrélation de la baisse du taux d'endives de second choix par rapport aux endives de premier choix, avec les périodes de diffusions. Le graphique ci-contre montre que les quantités de second choix (courbe rouge) augmentent pendant les périodes sans diffusion (courbe jaune). L'analyse montre aussi, pendant les périodes de diffusions, une augmentation du rendement de 17 % et la disparition de l'impact d'ERWINIA sur les endives.

Culture de salades

En particulier sur des cultures de salades d'automne et d'hiver, nous arrivons à limiter le développement du BREMIA, du RHYZOCTONIA et du SCLEROTHINIA, ce qui se traduit par une amélioration importante du rendement. L'accompagnement de ces cultures montre aussi une meilleure aptitude des salades à la conservation, aussi bien sur laitue que sur batavia ou feuille de chêne. Pour apprécier ces effets, nous avons travaillé sur des séries de cultures dont la plantation s'échelonnait de manière hebdomadaire du 15 octobre au 15 novembre. La première série n'avait commencé à bénéficier des diffusions que 30 jours après la plantation, la seconde série à partir du 15ème jour, et la troisième sur l'ensemble de sa culture.
Les séries bénéficiant de diffusions dès la plantation présentent des taux de RHYZOCTONIA et de SCLEROTHINIA diminués d'un facteur 5 par rapport à celles qui en ont très peu bénéficié. La valeur ajoutée de ce procédé s'exprime en particulier lorsque les conditions ne sont pas optimales pour la plante (plantation tardive, sécheresse, chaleur excessive ou au contraire froid...). Le procédé permet alors à la plante d'exprimer au mieux ses potentialités, aussi bien du point de vue quantitatif que qualitatif.

Perspectives et développement de nouvelles applications

L'usage de protéodies permet, en principe, de répondre à tout besoin de régulation de processus métabolique. Parmi les cultures ou les problématiques actuellement testées ou envisagées, nous pouvons citer :

  • L’amélioration de la résistance au froid, permettant des économies de chauffage sous serre
  • L’enrichissement de tomates en lycopène (molécule de résistance au cancer)
  • L’extension à d’autres types de cultures (des essais ont déjà été réalisés sur melons, poivrons, fraises) et à d’autres maladies
  • La conservation des fruits (déjà testée sur des avocats et des tomates).